Scoop : les Anglais n’ont toujours pas découvert l’eau tiède

Pas besoin d’aller au bout du monde pour être confronté à la différence dans l’intime. En plus de rouler du mauvais côté, nos voisins d’outre-manche cultivent l’étrangeté jusque dans leur baignoire.

L’eau tiède ? Un luxe qui parait si banal. Pourtant, c’est bien ce qui manque à Benoit depuis qu’il a déménagé en Angleterre pour ses études. Car les lavabos britanniques ont une spécificité : deux robinets individuels, l’un pour l’eau chaude, l’autre pour l’eau froide. Le mitigeur ? Inexistant.
« Ça parait trivial mais c’est très pénible pour faire la vaisselle. Impossible de faire couler de l’eau tiède. On lave ses assiettes à l’eau glacée ou brûlante, un choix toujours insatisfaisant. » Malgré leur triple A et leur menace d’un brexit, les Britanniques n’ont toujours pas inventé l’eau tiède.

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Un lavabo anglais classique, ici dans un bar.

Se brûler ou se laver à l’eau glacée

Le manque se fait cruellement sentir dans la salle de bain : se laver les mains, le visage ou se raser dans le (minuscule) lavabo n’est jamais simple. « Il y a une fenêtre de température idéale quand on tourne le robinet d’eau chaude, quand l’eau est encore tiède. Mais ça ne dure jamais et je me brûle ou me lave à l’eau glacée. Je me console en me disant que ça ressert les pores et stoppe l’hémorragie si je me suis coupé en me rasant », explique Benoit. Autre hypothèse : permettre aux Anglais de garder la tête froide après être sortis au pub.

Faire pipi dans le noir

La lumière s’actionne aussi souvent en tirant sur une longue ficelle, parfois cachée. Benoit craint toujours de l’arracher (il pense être beaucoup plus musclé qu’il ne l’est réellement). Ses amis étrangers non-briefés se sont parfois retrouvés à faire pipi dans le noir, éclairés au smartphone, incapables de trouver l’interrupteur.

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Le chauffe-eau de la salle de bain de Benoit. Susceptible, il ne tolère aucune modification des réglages au risque de tomber en panne (le chauffe-eau, pas Benoit).

Prendre une douche : un défi

Le stress continue jusque dans la cabine de douche. La première fois, Benoit est resté nu et désemparé, de longues et froides minutes, face à une douche dont il ne comprenait pas le fonctionnement. Dans des nombreuses salles de bain anglaises trônent d’étranges chauffe-eaux électriques instantanés. Pour faire couler l’eau, il faut appuyer sur un bouton power. Contre-intuitif pour le jeune étudiant : »Appuyer sur un seul bouton pour activer l’eau, sans pouvoir gérer la débit, ça me paraissait étrange. J’ai cherché un autre mécanisme, j’étais sûr que ce bouton servait uniquement à chauffer le ballon ». Pression minime, température lunatique et idées sombres (l’eau et l’électricité sont pas très potes, Claude François peut en témoigner) : prendre une douche relève du défi. La cerise sur le gâteau ? Quand la moquette (adorée des Britanniques) s’invite jusque dans la salle de bain. La garantie de marcher sur un sol imbibé.

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