Las Vegas Parano – Bain psychédélique

Dans ce film devenu culte de Terry Gilliam, Benicio Del Toro plonge dans un bain halluciné. Johnny Depp incarne la star du journalisme gonzo, Hunter S. Thompson, et sauve son ami d’une mort à la Claude François. Grâce à un fruit.

Un flop à sa sortie dans les salles obscures, en 1998, devenu culte près de 20 ans après : Las Vegas Parano (Fear And Loathing In Las Vegas, en VO) est l’adaptation du best-seller de l’écrivain gonzo Hunter S. Thompson. Gonzo ? Le nom du style littéraire que l’Américain a popularisé dans les années 70, quand Thompson était le journaliste star du magazine Rolling Stone. Un mélange entre fiction et réalité, une vision totalement subjective du sujet de son enquête, en immersion totale, quitte à prendre quelques risques…
Dans Las Vegas Parano, Raoul Duke (Johnny Depp), l’alter ego derrière lequel se planque Hunter S. Thompson, fait un reportage sur une course de motos dans le désert du Nevada. Un prétexte pour un roadtrip halluciné avec son avocat, nommé Gonzo (Benicio del Toro), dans une décapotable plus chargée en drogues qu’une mule mexicaine. Champignons hallucinogènes, acide, LSD, marjuana, éther… La liste de leur consommation est infinie.

Une mort psychédélique

Dans cette scène, Duke découvre son acolyte tout habillé dans la baignoire de leur chambre d’hôtel saccagée, écoutant du rock à plein volume. En plein trip, Gonzo, armé d’un couteau, hurle et supplie Raoul Duke de jeter le lecteur de cassette dans l’eau du bain. Au sommet du morceau, White Rabbit de Jefferson Airplane, Duke accepte. Gonzo ferme les yeux, se préparant à sa mort psychédélique. La chanson arrive à sa fin, et Duke jette sur Gonzo… un pamplemousse en plein visage.

Las Vegas Parano parait d’abord comme reportage en plusieurs épisodes dans Rolling Stone, avant d’être publié sous forme de livre. Terry Gilliam, le réalisateur du film, a mis dix ans avant d’être nommé à la réalisation de l’adaptation du best-seller d’Hunter S. Thompson. Il n’aura besoin que de dix jours pour écrire le scénario. Johnny Depp, lui, s’est totalement identifié à l’écrivain gonzo. Installé durant quatre mois chez lui, l’acteur a directement appris du maitre : routine, vêtements, alcool, démarche, voix… Johnny Depp calque son personnage sur Hunter S. Thompson, et se lie d’amitié avec lui. Mais une fois sur le tournage, pas de vraie drogue : la cocaïne qu’il sniffe intensément tout au long du film n’est que du lait en poudre. Johnny Depp dira d’ailleurs en avoir tellement pris, qu’il aurait pu allaiter toute l’équipe du film.

Eléonore Payro

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