Des ingrédients toxiques dans nos produits de beauté

Un produit sur deux serait à éviter, selon une enquête de 60 millions de consommateurs. Cancérigènes, perturbateurs endocriniens, allergènes ou desséchants, nos produits de beauté pourraient être mauvais pour notre santé. Une seule solution pour prendre vraiment soin de nous : savoir déchiffrer la liste des ingrédients au dos de nos flacons.

Des risques pour notre santé

1. Les parabens

Parmi les produits toxiques les plus connus, les parabens sont sans doute ceux dont la chasse a été la plus forte : de plus en plus de marques ont décidé de les bannir de leurs ingrédients. La Commission européenne les a même interdits dans les cosmétiques pour bébé. Ils ont beau conserver nos produits, les parabens sont la source d’allergies et d’irritations. Plus grave, ils sont suspecté d’être cancérigènes.

Comment les repérer : Facile, ils finissent tous en « -paraben ».

2. Les filtres UV

Si l’on sait qu’il ne faut pas s’exposer au soleil sans crème solaire, les filtres UV chimiques se révèlent être très toxiques : les scientifiques ont retrouvé des traces de ces molécules dans le sang, l’urine et même le lait maternel. Ils pourraient être à l’origine de troubles de la reproduction. Rejetés dans l’eau pendant les baignades, ces filtres se déposent sur les coraux et les étouffent, les empêchant de recevoir la lumière du soleil, vitale : ils deviennent blancs, et meurent. Mieux vaut opter pour un écran solaire à filtre minéral.

Comment les repérer : Benzophénone, benzyl salicylate, butyl methoxydibenzoylmethane, PABA, titanium dioxide, camphor benzalkonium methosulfate.

3. Le triclosan

Omniprésent dans la salle de bain (dentifrice, mousse à raser, déodorant), le triclosan entrent dans la liste des perturbateurs endocriniens potentiels. Il pourrait aussi ralentir le développement du cerveau et être cancérigène.

Comment les repérer : triclosan, éther de diphényle d’hydroxyle, trichloro, carbanilide

4. Les éthers de glycol
Les éthers de glycol sont plus rares mais non moins néfastes : utilisés comme solvants dans les peintures et les colles, ils se cachent dans certains cosmétiques, pour finir au fond de nos organes. Ils pénètrent profondément dans la peau : on a retrouvé des traces de ces molécules dans le placenta ! Comme les parabens, ils pourraient être cancérigènes et même être des perturbateurs endocriniens.

Comment les repérer : phénoxyéthanol et phénoxytil

5. Les sels d’aluminium

C’est grâce à eux qu’on ne transpirent (presque) plus. En resserrant les pores de la peau (des aisselles, mais aussi du visage puisqu’on en trouve dans certains soins lavants), les sels d’aluminium bloquent la transpiration et le sébum. Mais ils pourraient être cancérigènes, certains scientifiques trouvant un lien entre l’utilisation de déodorant aux sels d’aluminium sur peau rasée et cancer du sein.

Comment les repérer : sous le nom « aluminium »

6. Les alkyphénols

Ces émulsifiants, utiliser pour fixer la texture de nos crèmes, pourraient être des perturbateurs endocriniens.
Comment les repérer : octylphénol, nonylphénol, éthylphénol, amylphénol, nonoxynol

7. Les BHA et BHT

Comme les alkyphénols, ces antioxydants sont utilisés pour stabiliser nos produits de beauté et les conserver. Ils se révèlent toxiques avec une utilisation de longue durée, et atteignent la plupart de nos organes (foie, thyroïde, reins, poumons).
Comment les repérer : BHT, butylhydroxytoluène ; BHA, butylhydroxyanisole

8. Les colorants azoïques
Dérivés du goudron, ces colorants sont utilisés dans l’alimentaire et le textile, mais aussi dans les teintures pour cheveux. Les métaux lourds qu’ils contiennent pourraient atteindre le cerveau et être cancérigènes.

Comment les repérer : sous le nom CI suivi de cinq chiffres (CI 14720)

Notre beauté en danger

1. Les silicones et ses dérivés

Des promesses miraculeuses des publicités, que reste-t-il dans nos flacons de shampoing et nos crèmes de soin ? Certains ingrédients se révèlent être de simples caches-misère : les silicones apparaissent comme des molécules « magiques » qui lissent la peau et les cheveux dans un premier temps, mais qui forment un film occlusif qui étouffent. Résultat : les cheveux ternissent, se cassent et s’affinent. La peau, elle, ne peut plus respirer, le sébum naturel ne s’écoule plus naturellement. Les points noirs s’installent et la peau s’assèche. Le phénomène est le même avec les huiles minérales et les ammonium quartenaires, des dérivés des silicones.

Comment les repérer : tous les ingrédients terminant en « -thicone », « -thiconol » ou « -siloxane ». Les ammonium quartenaires se cachent sous plusieurs noms (cetrimonium, steralkonium chloride, behentrimonium methosulfaite). Les huiles minérales se repèrent avec parafinum liquidum, petrolatum, cerersin, mineral oil.

2. Les sulfates
Ils sont responsables des bulles dans nos shampoings et nos savons. Les sulfates sont des tensioactifs qui moussent et dégraissent : on les retrouve dans la plupart de nos produits ménagers ! Une utilisation fréquente de produits en contenant (comme une douche quotidienne) peut provoquer l’élimination de la barrière naturelle de la peau et des cheveux, qui finissent complètement asséchés.

  • Comment les repérer : tout simple, ils finissent pas « -sulfate » !

Eléonore Payro

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