Pourquoi on ne se lavait pas jusqu’au milieu du 18e siècle

Si aujourd’hui prendre un bain ou une douche est un plaisir quotidien, cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’au milieu du 18e siècle, on se méfiait de l’eau et de ses effets sur le corps. Du coup, on ne se lavait pas.

Chez la noblesse comme chez le peuple, on pensait que l’eau amollissait la peau, ce qui facilitait la pénétration des “miasmes” supposés flotter dans l’air et être porteurs de maladies. Il fallait donc faire “barrière” avec l’extérieur en privilégiant poudres, parfums et plusieurs couches de linge, qui n’étaient jamais lavé non plus.

Une incitation aux plaisirs solitaires

Lorsque dans les années 1830 l’eau commençait à être (un peu) acceptée, il était essentiel que celle-ci soit froide afin de ne pas dilater les pores de la peau. Les autorités religieuses craignaient que l’intimité de la toilette soit une incitation aux plaisirs solitaires, en particulier si l’eau était chaude. Dans certains pensionnats, des surveillants étaient assignés à la toilette : ils devaient observer chaque garçon qui se lavait, afin de s’assurer qu’il ne succombe pas à la tentation.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s